Bras de fer Mali-CEDEAO : « Il est inacceptable qu’un régime militaire reste en place un quinquennat. Il vaut mieux faire des élections » Alassane Dramane OUATTARA.


Le Gabon, un pays siégeant au conseil de sécurité des Nations unies, a été la destination ce lundi 17 janvier du président ivoirien Alassane Dramane OUATTARA. En marge de cette visite qui avait pour but de donner des « informations précises » au président gabonais sur les sanctions de la CEDEAO contre le Mali, ADO s’est dit « très malheureux de voir les Maliens soumis à des sanctions » avant d’ajouter « qu’il est inacceptable qu’un régime militaire reste en place un quinquennat ».

Les sanctions « très dures » prises par la Communauté des États d’Afrique de l’Ouest contre le Mali le 9 janvier dernier à Accra ne vont sans doute pas durer longtemps. C’est en tout cas ce que présagent les réactions des différentes parties. À Libreville, après avoir rencontré Ali Bongo ODIMBA, Alassane Dramane OUATTARA regrette en tenant les propos suivants : « C’est à notre corps défendant que nous avons mis ces sanctions en place. Nous souhaitons qu’elles soient vite levées. » À entendre le président ivoirien, si les autorités maliennes fournissent un calendrier électoral dans un délai rapproché, les sanctions seraient vite levées.

Par ailleurs, même si les autorités maliennes n’ont pas encore communiqué un délai rapproché pour les élections, le président de la transition le colonel Assimi GOÏTA et son Premier ministre ont réitéré leur ouverture au dialogue avec l’organisation sous-régionale pour une sortie de crise rapide.

 Abdoulaye Konimba KONATÉ

 

 

 

 

Commentaires(0)

Connectez-vous pour commenter cet article