Slam : l’avancée remarquable du slam malien


Si le slam a officiellement fait son apparition au Mali en 2006 à travers l’association des slameurs du Mali (ASLAMA), il a enregistré une avancée remarquable en 16 ans de parcours. Nonobstant sa jeunesse, la discipline gagne de plus en plus de terrain au Mali, selon un reportage de Joliba TV News.   

Né d’une idée du poète américain Marc Smith en 1986, le slam pourrait être considéré comme un partage poétique, une histoire de rencontres plurielles, d’échanges, de joutes verbales, de mise en jeu de la voix, des mots et des émotions. Le slam est aujourd’hui une jeune discipline qui connaît un progrès incroyable dans le monde et au Mali.   

Si le slam fait son apparition en Afrique vers les années 2000, plus précisément à Kinshasa en République démocratique du Congo, il a fallu attendre 2006 pour le voir au Mali grâce au festival international du livre « Étonnants voyageurs », dont l’édition de cette année-là avait enregistré la participation du collectif de slam 129H de France et grâce auquel de jeunes Maliens ont découvert la discipline et l’ont aussitôt adoptée.

Le président du groupe Agoratoire, Abdoul Aziz Koné alias Aziz Siten’k, est l’un des membres fondateurs de l’association des slameurs du Mali (ASLAMA) et précurseurs du slam au Mali. Il salue le bilan enregistré par le slam malien en 16 ans d’existence. Pour Amadou Sissoko, artiste slameur, le slam malien a fait du chemin depuis ses débuts dans la discipline. « Si nous faisons une comparaison entre le moment où nous débutons dans cette discipline et le moment actuel, on voit une grande différence. Avant, il y avait même une confusion de mots. Il y a des gens qui confondaient le mot slam et le mot islam. Aujourd’hui, les gens commencent à comprendre que le slam est un art », explique-t-il au micro d’Adama Sanogo de Joliba TV News.       

Partant d’une seule association de slam au départ, le Mali compte maintenant une dizaine de groupes de slam qui œuvrent tous pour la valorisation de la discipline. Une avancée remarquable selon les précurseurs de l’enseignement de cet art. Toutefois, Amadou Sissoko préconise une union sacrée des acteurs autour de la discipline pour permettre son plein épanouissement.

L’apport des groupes de slam comme Agoratoire (organisatrice du festival international de slam et humour « FISH »), l’association Jeuness’Art, (initiatrice de lÉcole du slam) ou encore le premier groupe féminin de slam au Mali, Maralinké, porteur du projet « Nos mots contre les maux du Mali », est incontestable dans la vulgarisation du slam au Mali. Ces groupes ont favorisé l’adhésion de nombreux jeunes Maliens au mouvement slam.   

Grâce à l’engagement de ses acteurs et la multiplication des initiatives, le Mali peut se compter aujourd’hui parmi les pays qui font la renommée du slam sur le continent africain.   

Youssouf Koné

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